Georges Seurat et son Cirque

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Le Cirque – George Seurat

Ce tableau, peint en 1890 et exposé au Musée d’Orsay à Paris, représente un numéro d’écuyère. Il est principalement composé de points, ce qui rend le tableau différent lorsqu’il est vu soit de près, soit de loin.

Ce tableau aujourd’hui toujours considéré comme inachevé, fait partie des recherches de Seurat sur la représentation du mouvement malgré sa technique divisionniste. Ayant été élève de Lehman, il est fortement attaché à la ligne, ce qui se traduit ici par les grandes arabesques que l’on peut voir sur le tableau. Beaucoup d’artifices de composition permettent de guider le regard, introduire le spectateur ainsi que créer une dynamique. Le personnage du premier plan, la superposition ainsi que l’ouverture sur la droite de la toile permettent de creuser la profondeur. Celle-ci est accentuée par le subtil jeu de couleurs et l’alternance des lignes rougeâtres et jaunes. On y distingue aussi l’influence du japonisme en vogue à l’époque. Loin d’une vision anecdotique, Seurat représente ici un plaisir populaire fréquemment représenté dans les années 1880, en particulier par Degas ou Toulouse-Lautrec (qui a beaucoup esquissé durant l’apogée du Moulin Rouge). Il est toutefois prétexte ici à une critique sociale chère à son oeuvre: la superposition des spectateur est l’occasion d’illustrer la diversité sociale et ses inégalités. L’organisation rigide de cette partie du tableau contraste d’ailleurs avec la souplesse de la voltigeuse au premier plan. Comme pour d’autres tableaux, Seurat fit le choix de peindre l’encadrement avec la même technique divisionniste que le reste de l’oeuvre, mais de couleur plus sombre afin de ressortir la vivacité des tons de la toile. Il opère une fois encore, une synthèse entre création artistique et analyse scientifique.

Explication tirée de Wikipédia sur le tableau lui même.

Malgré le fait que la visite au musée d’Orsay fut riche en inspiration pour des costumes, et que je me suis attardée sur ce tableau parce que le justaucorps de la voltigeuse me donnait furieusement envie de coudre un costume en soie moutarde à mi chemin entre la robe fourreau rouge et le costume à plume d’autruche roses de Satine dans Moulin Rouge, je me suis arrêtée devant ce tableau pour une autre raison aussi. Cette technique de peinture; les points, rend le tableau menaçant. C’est une amie qui me l’a fait remarqué. Le clown au premier plan, celui qui accroche le regard au premier coup d’œil, est aussi malsain à regarder. Une sensation de malaise parcoure l’échine quand on s’y attarde. Les yeux des personnages sont des fentes, et tout en étant beaucoup moins détaillés que la Joconde, vous font tout de même plus d’effet que ses yeux au regard calme et posé. Ici, c’est comme si chaque personne vous jugeait de le regard hautain, et vous catégorisait comme un saltimbanque. Peut être que cela ne se voit pas tellement sur l’image, mais si vous avez l’occasion d’aller faire un saut au Musée d’Orsay, allez-y ! Si ce n’est pour Seurat, faites-le pour Monet !

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