Indiens des plaines

Aujourd’hui, je suis allée voir l’exposition Indiens des Plaines au musée du Quai Branly à Paris. Cette exposition rassemble œuvres d’arts, objets, habits et offre donc une vision sans précédent de la splendeur et de la continuité des traditions esthétiques des populations amérindiennes du 16ème au 20ème siècle.

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Voici la présentation que l’on peut trouver sur le site du musée avec la bande annonce de l’exposition (que je conseille vivement!)

En 1699, se tient la première exposition de l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture au Louvre. Presque simultanément, un artiste anonyme inoka (Illinois) de la haute vallée du Mississippi, à l’est des Grandes Plaines, crée une robe peinte magnifique. Acquise par des voyageurs français qui se trouvent alors dans la région, rapportée en Europe, elle fait aujourd’hui partie de la collection du musée du quai Branly. Elle est présentée dans l’exposition, qui célèbre la créativité de 135 artistes des Grandes Plaines d’Amérique du Nord, connus ou anonymes, de la période antérieure aux premiers contacts avec les Européens – au début du 16e siècle – jusqu’à nos jours.

Dans le contexte de bouleversements culturels fondamentaux, les artistes des Plaines n’ont jamais cessé de créer des œuvres remarquables par leur inventivité et leur qualité technique. Elles témoignent d’une relation profonde et dynamique avec la terre et le ciel, le monde naturel et l’univers spirituel. Elles transcendent les frontières culturelles et frappent par leur beauté, leur mystère et leur expressivité.

L’art des Plaines s’est nourri d’un cadre géographique exceptionnel par sa splendeur et sa rigueur. Longtemps considérées comme le grand désert américain, ces vastes plaines de l’Ouest s’étendent des provinces canadiennes de la Saskatchewan jusqu’au Texas, et du bassin du Mississippi jusqu’aux Montagnes Rocheuses.

La culture des Plaines a regroupé des peuples d’origines diverses : semi-nomades vivant dans des tipis, et sédentaires pratiquant la chasse, la pèche et l’agriculture. Après l’introduction du cheval par les Espagnols, le nomadisme s’est généralisé. Du 18e siècle jusqu’aux années 1870, cette légendaire culture s’est épanouie, identifiée à ses cavaliers chasseurs de bison, archétypes de l’Indien, dont la silhouette intemporelle habite la mémoire du monde.

Ce qui m’a le plus plus dans l’exposition, c’est le travail et la minutie consacré à chaque vêtement qui était exposé. L’exposition commençait par des objets plutôt récents, tels que ce masque de cheval, cette robe d’indienne et ces chaussures Zanotti ouvertement inspirées des travaux de perles que l’on peut observer sur les habits plus anciens par la suite.

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Une pièce plus tard, je suis tombée sur ces petits bijoux là: des souliers de femme datant des années 1920. Ce qui est intéressant ici, c’est de voir comment les Indiens (peuple plutôt maltraité par la civilisation européenne venue s’installer au Etats Unis) ont pris une paire de chaussures de la civilisation occidentale et en on fait un objet de leur culture très reconnaissable. Le mélange des deux rend plutôt bien d’ailleurs, étant donné que les perles étaient aussi utilisées pour décorer les chaussures de manière générale (moins colorées, certes). Ce que je trouve encore mieux, c’est que ces perles venaient de la culture occidentale! Elles sont apparues dans la civilisation amérindienne avec les échanges effectués (bon-gré/mal-gré) avec les colons. Et de voir comment ceci est devenu un trait de leur esthétique est bluffant!

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En parlant de ce mélange des cultures pour le moins fascinant, ce que j’ai pu remarquer aussi, c’est que sur certaines pièces on retrouve les coupes des vêtements (ou accessoires). Cela ce voit beaucoup dans cette veste datant de 1840 si je ne me trompe pas, ou la coupe dans le dos ressemble énormément à tout ce que j’ai pu voir.

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Cette valise là est l’objet le plus travaillé et le plus beau que j’ai vu. Elle a été entièrement décorée par une femme pour sa fille Josephine Gates en l’honneur de son diplome qu’elle venait de recevoir dans une des premières universités pour les Indiens. Les scènes sur les côtés de la valisette représentent l’histoire de ses deux familles réunies.

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Voici quelques autres pièces marquantes de l’exposition que je souhaitais partager: des manchettes de danseur (1925), une chemise pour homme (1865) et une robe de femme (1865 aussi)

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Et enfin, cette paire de mocassins d’homme en épines de porc épic si je ne me trompe pas, datant de 1900. J’adore leur couleurs.

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Pour le reste de l’exposition, il faudra se diriger vers le Musée du Quai Branly, et vite car cette exposition se termine le 20 juillet! De plus, pour les jeunes entre 12 et 25 ans, il y a un tarif réduit à but culturel de 7€. Sinon, l’entrée est de 9€. Ce n’est pas énorme, considérant le fait que cela nous permet d’avoir accès à une exposition interactive, belle, et qui nous fait découvrir quelque chose qui nous est plutôt inconnu.

De plus, tout ça m’inspire beaucoup pour travailler ma broderie!

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