Winter’s Tale, Mark Helprin (Dir. Akiva Goldsman)

“The shelf was filled with books that were hard to read, that could devastate and remake one’s soul, and that, when they were finished, had a kick like a mule.”

Voici encore un livre que j’ai lu après avoir vu le film… Mon dieu, ce film, quel désastre. Bons acteurs, mauvais choix de scénario. Même sans avoir vu le livre je suis restée sur ma faim quand le film s’est fini. En gros, le film se concentre sur la relation entre le personnage principal (Peter) et une jeune femme (Beverly), et ça se passe à peu près comme ça:

  • Peter cambriole la maison des Penn et regarde Beverly prendre un bain
  • Peter réussi à obtenir la confiance du papa Penn
  • Beverly et Peter vont à un bal
  • Beverly décède
  • Vraiment, arrêtez le film et allez acheter le livre pour vous faire une idée.

Winter’s Tale est un roman de Mark Helprin écrit en 1983. L’histoire se déroule dans la ville de New York, qui est assaillie par des vents de l’Arctique, les nuits sombres, et brille de mille feux. La vie de ses habitants se déroule, car c’est une extraordinaire ruche de l’imagination, la plus grande maison jamais construite, et rien n’existe qui pourrait nier cette vérité. Une nuit d’hiver, Peter Lake, orphelin et mécanicien, tente de voler un manoir aux allures de forteresse dans l’Upper West Side.

Il croit que la maison est vide, mais ignore que l’aînée de la maison y est toujours.

Ainsi commence l’amour entre Peter Lake, un cambrioleur irlandais d’âge moyen, et Beverly Penn, une jeune fille mourante. Peter Lake, un homme simple sans instruction, en raison d’un amour qui au début, n’est pas entièrement compréhensible pour lui, se voit entrainé à arrêter le temps et ramener des morts à la vie. Sa grande lutte, dans une ville jamais abandonnée par l’énergie et assiégée par un hiver sans précédent, et l’une des plus belles histoires qu’il m’est arrivé de lire.

Cette histoire est un parfait exemple de la magie du réalisme. Souvent, le lecteur doit de son propre gré suspendre sa « non-croyance » jusqu’au moment où cette notion même de « non-croyance » est complètement annihilée. Cependant, tout ceci souligne l’importance du chemin sur lequel nous amène Helprin, et non la destination comme on peut s’y attendre au début du livre.

Le language utilisé par Helprin est riche, complexe et magnifique. C’est une poésie en prose. Les phrases sont longues, lourdes et pleines. Pleines de sens qui ne prendront forme que dans l’esprit du lecteur et qui pourraient signifier tellement de choses différentes ! Je tournais les pages avec délice pour découvrir les suite de ces si nombreux personnages qui se rejoignent à la fin. Et j’étais profondément triste quand j’y suis arrivée.

Tout le livre se passe en hiver ce qui est un choix assez symbolique. Cette saison est une sorte de longue veille, une petite mort car toutes les forces de la nature sont ténues. La Terre est dépouillée et réduite à la nudité, plongée dans le sommeil; une période de gestation: il faut mourir pour renaître. C’est cette idée qui devient le refrain de l’histoire.

Le livre a eu un accueil très hétérogène. Certains l’ont aimé, d’autres pas du tout, le qualifiant d’un « amas de belles phrases mais sans signification apparente ». Je considère qu’un livre n’a pas forcément à avoir une signification évidente. Il devrait y avoir une relation personnelle entre le lecteur et le livre qu’il tient entre ses mains. Et c’est bien pour cela que peu de monde ont le même livre qui a « changé leur vie ». Celui-ci n’a pas changé la mienne, mais m’a fait frissonner, remuant au plus profond de moi même des choses que je ne connaissais pas. L’histoire d’amour est bénigne, et ne devient donc qu’une faible partie du livre (c’est donc pourquoi je n’aime pas du tout le film) mais tout le reste contient des histoires qui nous transportent dans un monde à des années lumières de là où nous sommes. Ce livre est magique, beau, et émouvant. A vous de vous faire une opinion.

« What if, once upon a time, there were no stars in the sky at all. What if the stars are not what we think? What if the light from afar doesn’t come from the rays of distant suns but from our wings as we turn into angels? Destiny calls for each of us… And there is a world behind the walls where we are all connected, all part of a great big plan? Magic is everywhere around us. You just have to look. Look. Look closely. For even time and distance are not what they appear to be.

 

When true love is lost, life can bleed of all meaning. We are left blank, but the possibility of destiny still remains. What we are meant for may yet be discovered. And once in a very long while, that journey to find our destiny may defeat even time itself.

 

Why would so many things conspire to save one little girl’s life? But what if it wasn’t just Abby? What if she is no more or less special than any of us? What if we are all unique and the universe loves us all equally? So much so that it bends over backwards to cross the centuries for each and every one of us? And sometimes, we are just lucky enough to see it.

 

No life is more important than another. And nothing has been without purpose, nothing. What if we are all part of a great pattern that we may someday understand? And one day, when we have done what we alone are capable of doing, we get to rise up, and reunite with those we have loved the most. Forever embraced. What if we get to become… Stars?

01a0dfc1

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s