Slaughterhouse-five, Kurt Vonnegut

« But she did look back, and I love her for that because it was so human. »

slaughterhouse_five_by_grrrenadine-d5g0lwt« A fourth generation German-American now living in easy circumstances on cape cod (and smoking too much), who, as an american infantry scout hors de combat, as a prisoner of war, witnessed the fore-bombing of Dresden, Germany, « The Florence of the Elbe », a long time ago, and survived to tell the tale. This is a novel somewhat in the telegraphic schizophrenic manner of tales of the planet Trafalmadore where the flying saucers come from. Peace. »

Slaughterhouse-Five est un roman satirique de Vonnegut publié en 1969. L’histoire est celle d’un soldat de la Seconde Guerre Mondiale nommé Billy Pilgrim. Il est en général reconnu comme son oeuvre la plus populaire et importante. L’usage du bombardement de Dresden comme pivot central fait de ce roman une semi-autobiographie, puisqu’il a lui-même assisté à cet évènement.

La narration emploie continuellement le leitmotiv « So it goes » quand la mort se présente, en tant que transition narrative vers un autre sujet, un momento mori, comme expression de comique, pour expliquer l’inexplicable. Il apparait 106 fois dans le roman.

Un ami m’a dit que j’écrivais comme je pensais, littéralement. Ce qui donne des phrases courtes peu réfléchies, au milieu de phrases longues et lyriques. Lire ce livre m’a donné l’impression de voir exactement ça. On saute d’une année à l’autre, d’un souvenir à l’autre, d’un endroit à l’autre, comme une sauterelle dans un champ de blé en plein été. Le récit passe du coq à l’âne, mais pas n’importe quel sujet. Des sujets bien importants et qui forment un tout à la fin du récit.

Le fait d’avoir eu cette impression en lisant le roman me fait constater que je sentais l’histoire aussi proche de moi que l’est la blouse que je suis en train de porter. Comme j’avais l’impression de lire les pensées de Billy, et de voyager aussi aléatoirement dans ses souvenirs que je voyage moi même dans les miens, il me semblait être particulièrement proche de lui. Bien évidemment nous ne sommes pas les mêmes personnes, mais j’avais l’impression de voir se broder le même genre de fil de pensée que ce que j’ai. Quelque chose de saccadé, avec des parties plus ou moins longues (j’ai pas compté le nombre de sauts de lignes qu’il y a dans le livre mais… beaucoup), qui n’a pas le même motif. Vonnegut nous permet de voyager au coeur de ses sentiments, et nous livre une oeuvre qui prend un ton tout à fait sincère, ce que j’ai au final énormément apprécié.

Un ami m’a conseillé ce livre, et lui ayant dit que j’avais trouvé ça bien mais perturbant il m’a répondu « You’ll see, it’ll grow on you ». Et c’est vrai que même si j’ai terminé ce livre il y a seulement 3 jours, j’ai de plus en plus de sentiments positifs envers l’oeuvre. Il me faut maintenant lire d’autres romans de Vonnegut mais j’ai commencé 1984 et j’ai envie de relire l’Ecume des Jours… On a véritablement pas assez de temps pour lire tout les livres dont on a envie de feuilleter les pages.

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s