The Optimist’s Daughter, Eudora Welty

“For there is hate as well as love, she supposed, in the coming together and continuing of our lives.”

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The Optimist’s Daughter est un roman d’Eudora Welty publié en 1972, ayant reçu le prix Pulitzer (fiction). L’histoire se concentre sur Laurel, qui va à la Nouvelle Orléans pour s’occuper de son père Judge McKelva, après une opération de la rétine. Malheureusement, il ne s’en sortira pas et mourra au son de la voix de sa fille, lui lisant du Dickens. La seconde femme de son père, Fay, qui est plus jeune que Laurel, est une texane acariâtre qui semble être la raison pour laquelle le juge ne se soit pas remis de son opération.

Laurel et Fay se retrouvent donc toutes seules, mais quand même ensemble dans la maison de famille dans la petite ville de Mount Salus, Mississipi. Là où l’enterrement aura lieu. Laurel est entourée de gentils voisins et d’une famille aimante qu’elle a connus avant de se marier et de déménager à Chicago. Fay n’est toujours pas acceptée ni bienvenue et part donc pour un long weekend, laissant Laurel dans la grande maison imbibée de souvenirs. Laurel fait face aux traces laissées par sa mère, de la vie de son père après la mort de sa première femme, et aux émotions qui entourent cette perte. Enfin, elle arrive à se faire à l’idée que rien ne sera plus comme avant. Le grand pas en avant, elle le fait sans l’aide de Fay, et part de la petite ville du Mississippi le coeur léger et la tête remplie de souvenirs qu’elle chérira le restant de sa vie.

Au début, je n’étais pas vraiment convaincue par ce livre… En tout cas, j’ai eu du mal à me mettre dedans. Cela arrive avec beaucoup de livres à lire pour les cours, mais il y en a certains qui donnent particulièrement du fil à retordre. Celui là en fait partie, mais une fois fini je dois dire qu’il a laissé une petite trace en moi. Déjà parce que j’ai du le lire alors que je traversais le même genre de situation que Laurel, et parce que finalement, le style est vraiment très beau (Pulitzer quelle surprise).

L’histoire est en fait un patchwork de moments racolés les uns aux autres, et il y a plein d’ellipses, de sauts dans le temps et de choses que nous en tant que lecteur, ignorons. Nous n’avons pas accès à la totalité de l’histoire mais cela n’en fait qu’une meilleure représentation de la vie. Vraiment, qui sait tout, voit tout et entend tout ? Il y a toujours une part de mystère. Et s’il nous était possible de tout connaître, comment pourrions nous accéder à l’imagination ? Welty préfère suggérer que simplement dire. Elle utilise aussi beaucoup les oiseaux en tant que symbole, comme on peut le voir au moment où un oiseau affolé est enfermé à l’intérieur de la maison ce qui fait un parallèle avec Laurel.

J’ai conseillé ce livre à mon père mais je ne sais pas s’il l’a lu. En tout cas, je le conseille à tout le monde même si c’est un sujet fort triste que la mort d’une personne. J’en suis ressortie un peu apaisée je dois dire, parce que ça nous montre bien qu’il est possible de s’en sortir. Un décès n’est pas une fin, c’est le début de quelque chose de nouveau. Les souvenirs, eux, ne vous quitterons jamais.

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