Cinderella, Charles Perrault (Dir. Kenneth Branagh)

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I forgive you.

Cendrillon est un conte populaire, ainsi que le nom du personnage principal. Nous connaissons bien tous la version Disney, mais l’histoire a été couchée sur papier par de nombreux auteurs comme Charles Perrault ou bien les frères Grimm en Allemagne; il en existe donc plusieurs versions différentes.

La version de Perrault se déroule comme suit: récemment veuf, un gentilhomme se retrouve seul avec sa petite fille. Il décide donc de se remarier, mais cette fois, à une femme orgueilleuse ayant deux filles plus idiotes l’une que l’autre, Javotte et Anastasie. La nouvelle belle mère devient de plus en plus jalouse de la fille de son nouveau mari qui, contrairement à elle, est gentille et généreuse. Elle finit par la traiter comme une servante, lui donnant toutes les tâches ménagères et la faisant dormir dans le grenier. Le soir, la fillette s’endort au coin du feu pour se tenir au chaud grâce aux quelques braises restantes, d’où son surnom, Cendrillon. Un beau jour, le prince organise un bal et invite tout le monde, à la grande joie des deux belles soeurs et de leur mère, qui ne souhaitent qu’une chose: se marier avantageusement. Malheureusement, Cendrillon ne fut pas autorisée à aller au bal avec elles et s’enfuit en pleurant dans le jardin, là où elle rencontre sa marraine la fée qui au plus grand bonheur de la jeune fille, change ses haillons en une magnifique robe et ses souliers en pantoufles de verre. Elle est prête pour le bal, et la fée lui souhaite une merveilleuse soirée, tout en l’informant qu’aux douze coups de minuit, toute magie prendra fin. Arrivée au bal, tout le monde l’admire, le prince n’a d’yeux que pour elle, et la soirée passe à la vitesse de l’éclair mais elle décide de partir en avance. Le soir du second bal (oui un second) lorsque minuit sonne, Cendrillon se hâte de partir, laissant derrière elle un soulier de verre dans les escaliers. Le lendemain, le prince, fou amoureux d’elle, fait déclarer que toute jeune demoiselle en âge de se marier devra impérativement essayer la pantoufle. Quand il arrive enfin à la maison de Cendrillon après avoir fait essayer la pantoufle à Javotte et Anastasie, la jeune fille l’enfile sans problème et sort même la seconde de sa poche. C’est alors que la marraine réapparait et lui rend ses beaux atours. Elle s’en va gaiement marier son prince, pardonne ses soeurs et les marie même à de riches seigneurs.

Bibidi bobidi boo.

La version des frères Grimm est beaucoup plus noire (oh le joli jeu de mot avec « grim »). Véritablement titré Aschenputtel, l’histoire ressemble beaucoup à celle de Perrault, à part que le prince tente de retenir Cendrillon en versant de la purée de pois sur les escaliers, et la belle mère coupe un morceau du pied de ses filles pour qu’ils rentrent dans la pantoufle (et ils s’en rendent compte quand ils voient les deux épouvantails se tordre de douleur et du sang tâcher les chaussures… ah bon.)

Il m’est arrivé de lire aussi une version ou les deux soeurs se font picorer les yeux par les amis oiseaux de Cendrillon.

Dans tous les cas, la version Disney est très romancée. Il n’y a qu’un bal, Cendrillon (bien que follement amoureuse du prince) essaye par tous les moyens de le protéger, c’est le coup de foudre dans la forêt, c’est la robe parfaite, c’est la valse la plus belle du monde, le monde il est beau, have courage and be kind.

Pour ce film, les studios Disney ont opté pour juste adapter leur dessin animé en version film. Oui vraiment, jusqu’à la robe de mariée ils ont fait l’adaptation des animations. Mais je ne m’en plains pas, au contraire, j’ai maintenant trouvé ma robe de mariée.

Autant dire que je me suis retrouvée en enfance et maintenant j’ai encore plus envie de voir La Belle & la Bête qui sortira avec Emma Watson dans le rôle de Belle. Youpiiiii

Sinon, je dois féliciter le casting. Cate Blanchett, Sophie McShera & Holliday Grainger étaient absolument parfaites dans les rôles de Lady Tremaine et ses deux (vilaines) filles. Surtout leur rire, mon dieu, leur rire. Ensuite, je trouve le travail de Sandy Powell niveau costumes absolument remarquable ! Le travail qui a été mis dans la finesse des robes était superbe et je dois dire que chaque tenue collait parfaitement avec le personnage qui la portait. Lady Tremaine, toujours hyper classe dans ces robes (généralement) vertes pour rendre justice à sa couleur de cheveux, avec des bijoux distingués et son air constamment hautain. J’avais l’impression de regarder un serpent. Ensuite, les deux belles soeurs, l’une en jaune l’autre en rose (là, ils ont changé les couleurs… VERT ET ROSE) avec des robes trop chargées et de très mauvais goût. Un peu comme les filles d’aujourd’hui, qui suivent la mode un peu trop assidûment et se retrouvent perdue dans un mélange assez bof. Cendrillon, elle, était dans le less is more, fleurette, du bleu, du simple, du doux, les cheveux libres un peu bohèmes ou dans une tresse un peu floue, un ruban blanc ou noir casually noué autour de la tête. C’était joli, comme Cendrillon est censée l’être.

SA ROBE DE BAL. Pas de crinoline déjà, ou alors pas une qui se remarque beaucoup. Juste beaucoup de couches de tulle douce, ce que je trouve magnifique, un tissu qui vole allègrement et a un mouvement naturel. J’aimerais en trouver. Lors de la valse, des frissons me parcouraient le corps, car ça, ça c’est vraiment une robe de princesse. Une taille fine et un corsage bien ajusté, des cheveux d’un volume phénoménal mais très bien coiffé. Un rêve de petite fille.

SA ROBE DE MARIEE. J’en ai assez dit je crois. Je la veux.

Conclusion ? Ce film n’a pas grand chose de différent du dessin animé à part qu’il rend encore plus réel ce rêve de petite fille qui sommeille en la plupart d’entre nous. C’est la même histoire encore une fois racontée pour le plus grand bonheur de chaque petite princesse. Mais faut pas se voiler la face non plus, le but évident des studios n’était que de se faire de l’argent avec encore un produit dérivé…

Mais encore une fois, je ne me plaindrais pas.

2 réflexions sur “Cinderella, Charles Perrault (Dir. Kenneth Branagh)

    • Je suis exactement dans le même état ! Tellement contente pour la Belle & la Bête, j’ai trop hâte ! *étoiles dans les yeux et sourire niais*
      J’étais plus émerveillée par les actrices et leurs robes que le sourire du prince en fait, mais après, c’est personnel… eheheh

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