The Perks of Being a Wallflower, Stephen Chbosky

And in that moment, I swear we were infinite.

 

The Perks of Being a Wallflower est un roman épistolaire et semi-autobiographique de l’auteur américain Stephen Chbosky et publié en 1999. Le narrateur est un adolescent introverti nommé Charlie, qui décrit ses experiences dans une série de lettres qu’il envoie à un destinataire anonyme.

L’histoire se déroule au début des années 1990, et elle suit Charlie pendant sa première année de lycée dans une banlieue de Pittsburhg. Très intelligent et ayant une façon peu conventionnelle de voir les choses, Charlie est en fait très timide et passe presque inaperçu.

Chbosky a mit cinq ans à écrire et publier The Perks of Being a Wallflower, en puisant dans ses propres souvenirs pour créer les personnages de son histoire. Le roman couvre de nombreux thèmes inhérent à l’adolescence comme l’introversion, la sexualité, ou bien les drogues…

Ce livre a été un succès commercial, mais a été interdit dans certaines écoles Américaines pour son contenu (un « oh my sweet summer child » a traversé mon esprit quand j’ai appris ça) et a reçu des critiques partagées. En 2012, Chbosky a réalisé une version cinématographique de son livre avec Logan Lerman, Ezra Miller et Emma Watson. La sortie de ce film a reboosté la vente du roman, qui est alors apparu dans Best Seller List du New York Times.

Le livre démarre par la mort d’un des seuls amis de Charlie, qui s’est suicidé d’une balle dans la tête. Ce n’est ni joyeux ni léger et ça annonce déjà un ton assez sérieux et enveloppe Charlie d’un petit nuage gris qui le suivra tout au long du roman.

Charlie est seul, incompris, trouve refuge dans les livres quand il le peut, et est à mes yeux, un des personnages les plus attachant qu’il m’a été possible de rencontrer. Dès le début, j’avais envie de le prendre dans mes bras, de le faire sourire, de le rassurer, de voir ce qu’il était en dessous de toute cette timidité, j’avais envie de vraiment le « connaitre ». Urban Dictionary défini le terme wallflower part « as some type of loner. Seemingly shy folks who no one really knows. Often some of the most interesting people if one actually talks to them. »

Et c’est exactement ce que Charlie est. De plus, comme il est tellement timide et discret, il voit tout. Mais il comprends aussi tout. Ce que peu d’adolescent ne font vraiment car beaucoup trop de jugement circule dans ces sphères là. Et comme Patrick le dit

“He’s a wallflower. You see things. You keep quiet about them. And you understand.”

Et voilà la chose la plus importante, ou en tout cas l’aspect le plus important à mes yeux. Car comme Charlie est la personne qui relate l’histoire, on a accès à tout ce qui est vrai. En tout cas à ce qui ‘est’. Rien n’est voilé par la perception d’un personnage ayant un peu trop de préjugés sur un quelconque sujet.

C’est donc avec une incroyable simplicité que nous accédons à la vie d’un petit groupes d’adolescents dans un lycée de banlieue, à leur problèmes, à leur peurs, à leurs relations avec les autres. Et nous pouvons nous y retrouver aussi facilement. Et nous pouvons aussi en tirer des leçons.

Le style d’écriture est simple et facile à suivre du début à la fin, mais s’améliore visiblement (en parallèle des essais que son professeur de littérature lui propose de faire en plus du travail en classe) en cours de route et ça se ressent dans la construction des phrases et le style d’écriture de Charlie (pas de l’auteur lui même). Ce que je trouve aussi intéressant dans le format du livre, c’est que Chbosky a choisi d’écrire ça sous forme de lettres envoyées à un inconnu.

Un inconnu.

Le but ? Il sera un lecteur qui ne pourra faire quelque chose qu’avec la matière première qu’il reçoit ? En quelque sorte, ce destinataire inconnu est nous, mais ça c’est assez évident. Seulement comme chaque lecteur est différent, ces lettres le toucheront différemment. Et certains passages seront plus poignants que d’autres, ça c’est sur. J’ai versé mon quota de larmes, je dois l’avouer.

De manière générale, je trouve que ce livre montre une facette assez authentique de ce que sont les années au lycée. Il y a trop de chick-lit et romans pour jeunes qui montrent le lycée de manière édulcorée et assez factice (un peu comme The DUFF et autres trucs du genre avec les filles hyper bonnes et la mean girl de service m’enfin). Ici on a des personnages ordinaires, Sam une fille naturellement belle qui ne cherche pas la popularité, Patrick le rigolo de service qui est en fait gay (et sort avec le leader de l’équipe de foot…), Mary Elizabeth féministe bouddhiste qui publie un zine dans son lycée, Alice fan de vampires qui voudrait devenir cinéaste et Bob celui qui fume beaucoup. Et Charlie, celui qui est invisible. C’était assez rafraichissant.

The perks of being a wall flower

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