The Hourglass Factory, Lucy Ribchester

And now she was supposed to just pirouette along to a corset shop on the look-out for a suffragette acrobat she had never set eyes on before. It was all a big joke to them, with their oiled hair and their Turkish tobacco. She pictured them all gathered in the newsroom, laughing like monkeys into their coffee cups.

De temps en temps on découvre un livre qui est en réalité un vrai petit joyau. Un livre qui a l’air bien au premier abord et qui le reste jusqu’à la fin. Un livre où tout est équilibré: les personnages, le décor, l’histoire, le style d’écriture… Et je suis heureuse de dire que The Hourglass Factory est un livre de ce genre là. C’est le premier roman de Lucy Ribchester publié en janvier 2015; un très bon début, mais on ne le dirait même pas tellement le style d’écriture est plein d’assurance et l’histoire brodée avec attention.

Londres, 1912. Une jeune femme nommée Frankie George souhaite percer dans le monde du journalisme qui est dominé alors par les hommes. Malheureusement, elle est à nouveau envoyée pour faire le portrait d’Ebony Diamond, une trapéziste de cirque. Mais rien ne va aller comme prévu. Quand une femme que l’on dit être Ebody est retrouvée égorgée dans une rue, Frankie se rend compte de la supercherie et se lance à la poursuite de l’artiste disparue. Elle suit ses pas à la trace et se retrouve dans un théâtre, mais Ebony disparait en plein spectacle. Frankie est sure qu’Ebony est en danger, et se lance à nouveau à sa poursuite, avec des indices qui la mènent tour à tour dans le monde du cirque, des suffragettes, des corsets, des meurtres, sur le chemin, elle se fait des amis d’un genre inattendu et découvre des secrets bien cachés.

The Hourglass Factory se déroule pendant l’une de mes époques préférées, à Londres, et l’auteure a surement du faire beaucoup de recherche, vu qu’elle récrée de manière brillante l’atmosphere de l’époque. Elle réussi à décrire avec précision et réalisme les rues parsemées de brouillard et pleines de vies. Les descriptions me donnaient l’impression de regarder un film et non de lire un livre. Le début du 20ème siècle est aussi le paroxysme de la campagne des suffragettes qui se battent pour obtenir le droit de vote des femmes et même si je bois à longues goulées toute l’information que j’ai pu trouver sur la cause des femmes de puis le lycée, JE VAIS CONTINUER. J’ai réussi à mettre un visage sur la WSPU grâce à ce livre. Et aussi sur tout cet épisode de ‘force-feeding’ qui a couté la vie à de nombreuses femmes qui se battaient pour une bonne cause sans mettre en danger la vie des autres.

Le début était assez long et il y a certains passages qui paraissaient un peu lent, mais ils étaient nécessaires à la compréhension du livre, et pour se plonger encore plus dans l’histoire. Honnêtement, le début était un peu du type ‘rire jaune’ pour les Suffragettes. Pourquoi ? Eh bien parce que tout était mis en oeuvre pour faire impression, avec un coup organisé par les Suffragettes histoire de secouer les épaules du Gouvernement. C’était censé faire la une de tous les journaux et pourtant, quand les papiers sortirent tout chauds des imprimeries, quelque chose d’autre leur avait volé la vedette (si l’on puis dire): le naufrage du Titanic.

Frankie a tellement envie d’écrire sur de vraies histoires, et non des colonnes inutiles sur le savoir vivres et les tabloids mais même si elle est observatrice, intelligente, une bonne journaliste, porte des pantalons et fume des cigarettes, personne ne la prend au sérieux. Evidemment qu’elle allait suivre son instinct et partir à la recherche d’Ebony même si à certains moments cela semblait plutôt être une obsession qu’une simple curiosité. Néanmoins, chapeau bas pour sa détermination et ses capacités de détective (par contre ça semblait trop facile à certains moments mais… chuuut)

Il y avait aussi des énormément de personnages différents dans le livre et au début, après l’introduction qui les ‘présente’ j’étais un peu confuse mais au fur et à mesure tout se mettait en ordre comme les pièces d’un puzzle et surtout parce que seulement certains d’entre eux étaient les personnages principaux. Même si Frankie est le personnage principal de l’histoire, savoir un peu plus sur les autres était, à de nombreuses reprises, plus intéressant. Ebony par exemple, qui est longtemps secrète et mystérieuse, attisait ma curiosité et ça me démangeait; alors quand Frankie et Millie (une amie) étaient seulement une étape en retard, j’en étais presque à m’arracher les cheveux de frustration. Millie était aussi un personnage adorable, qui avait choisi une vie tellement différente de celle qu’elle aurait du avoir et à qui il était facile de s’identifier. Les policiers sur l’affaire eux, me faisaient rire et me faisaient de la peine en même temps…

L’histoire était assez complexe de manière générale, et était aussi très bien pensée du début à la fin ce que laissait l’opportunité au lecteur de faire des conjectures et aussi de se poser des questions. Je ne m’attendais pas du tout à la plupart des choses qui se sont passées dans le livre. Ce livre m’a surprise un bon nombre de fois et chaque page apportait quelque chose de nouveau et d’exotique à l’histoire. Il semblait que l’histoire était un peu à tiroir, tellement les choses s’entrecroisaient. Je ne sais pas comment l’auteure a pu suivre toutes ces directions en même temps mais le rendu est un travail superbe.

J’ai beaucoup aimé la façon du Ribchester a dépeint le Londres Edwardien, une cité de chaos et de Suffragettes qui lacent des pierres au travers de vitrines tout en jurant de ne faire de mal à personne. Elle a réussi à rendre la mentalité des gens de l’époque, la façon dont ils voyaient leur vie et ce qu’ils pensaient, homme ou femme, tout était tellement bien que j’ai lu à peu près 400 pages en une journée (j’ai fini le livre quoi). Même si Ribchester avouait avoir un peu joué avec les faits historiques ce n’était ni choquant ni totalement déplacé. J’ai lu des premiers livres beaucoup moins bien préparés que celui ci.

Je vais arrêter les compliments maintenant, et en venir aux seuls points qui m’ont un peu déçue: premièrement il semblait que tout tombait un peu trop facilement pour Frankie, genre chanceuse touched by the gods ou quelque chose comme ça, à chaque tournant la bonne personne était là pour l’aider; et puis deuxièmement c’était un peu trop facile à lire. Je ne sais pas si vous connaissez la série Enola Holmes de Nancy Springer mais ça ressemblait un peu à ça. Et je lisais ces livres quand j’étais au collège. Je ne sais pas si ce livre est catégorisé en tant que roman historique ou quoi que ce soit, ou bien livre pour YA mais c’était vraiment une lecture facile. Si j’avais pas pris de pauses pour faire autre chose j’aurais pu lire ce livre en une journée; alors que je l’ai lu en anglais et que je lis moins vite qu’en français, du coup. Mis à part ça, je ne peux pas dire que ça m’a pas plu: une nouvelle version d’Enola Holmes ? En un peu plus gros ? En Angleterre ? Un peu d’intrigues ? De Suffragettes ? De cirque et de bizarreries ? YES PLEASE.
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