I Capture the Castle, Dodie Smith (Dir. Tim Fywell)

It is Midsummer Day – and as beautiful as its name.

I am writing in the attic; I chose it because one can see Belmotte from the window. At first I thought I would sit on the mound, but I saw that would be too much – there I should keep re-living it all instead of writing about it. And I must set it down today so that I shall have it for ever, intact and lovely, untouched by the sadness that is coming – for, of course it is coming; my brain tells me that. I thought it would have come by this morning but it hasn’t  – oh, so much it hasn’t that I can’t quite believe it ever will.

Is it wrong for me to feel so happy? Perhaps I ought even to feel guilty? No. I didn’t make it happen, and it can’t hurt anyone but me. Surely I have a right to my joy? For as long as it lasts…

It is like a flowering in the heart, a stirring of wings – oh, if only I could write poetry, as I did when I was a child! I have tried, but the words were as cheap as a sentimental song. So I tore them up.

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LE LIVRE

I Capture the Castle est un roman de l’auteure Britannique Dodie Smith, écrit durant la Seconde Guerre Mondiale lorsqu’elle et son mari Alec Beesley vivaient en Californie. Ayant le mal du pays, elle créé une époque plus joyeuse, quoique non précisée à part étant proche des années 30. Dodie Smith était déjà connue en tant que dramaturge, et devint même plus célèbre après voir écrit le classique pour enfants Les 101 Dalmatiens.

Le roman raconte les aventures d’une famille excentrique, les Mortmains, des bobos sans le sou qui vivent dans un chateau qui tombe en ruines au beau milieu de la campagne Anglaise. La narratrice est Cassandra Mortmain, une adolescente intelligente qui nous raconte l’histoire au travers de son journal intime. Essentiellement, il raconte sa transformation en une belle jeune femme.

Peu de critiques seraient capables de rendre justice à cette histoire de passage à l’âge adulte ‘quintessentiellement’ anglaise, qui se retrouve dans la liste des plus plaisantes surprises en termes de lecture. Le court résumé le rend superficiel mais aussi prévisible et banal. Ce qu’il est mais cela nous pousserait à omettre le fait qu’il soit aussi hilarant, que la narratrice est énormément charismatique, que l’excentricité de la famille est délicieuse et que l’aspect Austenesque de l’histoire est totalement charmant. J’avais les joues fatiguées d’avoir autant souri en lisant les adorables absurdités que Cassandra couchait sur papier tout au long de ses journées. Honnêtement, ce livre est parfait pour toute personne ayant un problème d’Anglophilie sévère, encore mieux si elle a deux chromosomes x. Tout ce qu’il se passe dans le livre aurait pu arriver à une Jane Austen du début du 20ème siècle qui se voyait grandir dans un chateau miteux, au sein d’une famille farfelue et financièrement instable qui fait avec les moyens du bord.

J’utilise le mot farfelue car les Mortmains regroupe un bel éventail de phénomènes: Rose la soeur vaniteuse et superficielle qui s’énerve tout le temps, Topaz la belle mère ancienne modèle pour peintres et artistes en tous genre qui sort souvent nue pendant la nuit histoire de communier avec la nature, le père Mortmain ancien écrivain bloqué sur son syndrome de la page blanche depuis de nombreuses années et qui passe son temps à relire les trois livres qui se battent en duel dans son bureau (et l’encyclopédie aussi n’oublions pas) et Cassandra qui contemple tout ça et rapporte tout dans son journal histoire de tout ‘capturer’.

Ce qui m’a le plus frappé est l’importance donnée aux sens tout au long du livre. Pour pouvoir ‘capturer’ de manière parfaite ce qu’il lui arrive, Cassandra utilise beaucoup de descriptions et de mots qui nous transportent, tellement que l’on en vient à s’imaginer des photos de tout ce qui lui arrive. Cela donne à son récit cet aspect peinture qui le rend si réaliste, permettant le lecteur de s’imaginer tous les détails des aventures de Cassandra de manière minutieuse. Ses sens en éveil constant donnent une profondeur que j’ai rarement eu l’occasion de voir dans un roman.

I want to be Cassandra when I grow down.

Seulement, je pense que j’écrirais mon livre sur mon ordinateur et non dans l’évier de la cuisine parce que cela serait infiniment plus confortable, merci beaucoup.

LE FILM

Le film, lui, est sorti en 2003 avec comme actrice principale Ramola Garai. Je la vois souvent dans des films comme ça et elle ne m’a encore une fois pas déçue. Par contre le reste du casting m’a paru tellement INCONGRU. Je ne vais pas m’épancher là dessus histoire de ne pas tout vous raconter et vous laisser la surprise, mais j’ai été plutôt carrément déçue… Bon d’accord, Bill Nighy je l’aime aussi mais le reste non.

Aussi, le film perd tout cet aspect pictural que l’on pouvait trouver dans le livre. Certes l’image nous est donnée comme ça mais il n’y avait pas ce côté léger et frais que j’avais trouvé au livre. Résultat, je suis bien contente d’avoir lu le livre avant, et j’aurais même pu me garder de regarder le film.

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