Les Chroniques de Wildwood (Les Chroniques de Wildwood #1), Colin Meloy

Moi, Curtis Mehlberg, je jure solennellement de faire respecter le code d’honneur et la profession de foi des bandits.

De vivre de mes propres mains et de défier toute forme d’autorité contrevenant à notre code d’honneur,

De protéger la liberté et les intérêts des pauvres,

D’affranchir les riches de leurs richesses,

De ne jamais juger le labeur de quelqu’un supérieur à celui qu’un autre,

D’oeuvre pour le bien commun de mes camarades bandits,

De ne jamais me montrer déloyal envers mes camarades bandits,

De considérer les plantes, les animaux et les humains égaux entre eux,

Et de vivre et de mourir au sein du clan des bandits.

Les chroniques de Wildwood est le premier tome de la série Wildwood écrite par Colin Meloy et illustrée par Carson Ellis, sa femme. Il est sorti en 2013 aux éditions Michel Lafon et en 2011 pour sa première édition en version originale.

Prue a toujours été une jeune fille obéissante. Et lorsque son père lui demande de ne jamais s’aventurer dans les Territoires Infranchissables, elle l’écoute sagement. Jusqu’au jour où son frère est mystérieusement kidnappé dans son berceau par des corbeaux qui l’emmènent au-delà de la frontière défendue. Avec son ami Curtis, elle décide de braver l’interdit et de partir à son secours. Tous deux découvrent alors un monde magique où des animaux, pas toujours bien intentionnés, imposent leur loi. La mission de sauvetage se transforme rapidement en une lutte pour la libération de cette contrée enchantée qu’on appelle Wildwood.

J’avais craqué pour ce livre aux apparences toutes douces, à la couverture en papier offset et des illustrations toutes en délicatesse et couleurs attrayantes. En plus de ça, il était question d’une forêt interdite mais enchantée à Portland, d’un enfant enlevé par des corneilles et de livres d’occasion à Gibert Joseph.

C’était comme qui dirait, le combo parfait.

Après avoir un peu regardé sur Goodreads les notes qu’avait reçu le premier tome je fus assez surprise de découvrir des critiques plutôt négatives, qui traitaient de « profond ennui » et « lecture longue qui n’emballe pas ». En le commençant j’avais donc quelques doutes mais qui finalement, se sont avérés complètement infondés. Comme à mon habitude, j’en reviens à dire qu’il ne faut jamais choisir un livre en fonction de ses critiques, suivez toujours vos instincts.

Colin Meloy, du groupe folk rock The Decemberists, nous livre ici une très très belle histoire d’amitié, d’aventure, de fantasy et d’animaux qui parlent. Ce roman – qui n’oublions pas, est dit pour des lecteurs de 9 ans et plus – est une épopée de deux enfants de 12 ans, qui s’aventurent dans le « Territoire Infranchissable », un bois mystérieux à l’orée de Portland (où les humains se perdent et deviennent fous) à la suite d’un enfant enlevé par de sournoises corneilles. Curtis et Prue, s’enfoncent alors entre les arbres et y découvrent un tout autre monde. Un monde peuplé par des animaux personnifiés, des saltimbanques bandits menés par le Roi des bandits, un Prince Hibou, un Dieu arbre, une Gouvernante vengeresse et des coyotes un peu bêtes…

C’est une histoire toute douce tout en étant très violente. Évidemment, c’est une épopée, il y a une guerre, des personnages meurent et les enfants vivent des aventures dignes de Frodo Baggins. Cependant tout cela se passe dans un environnement très hygge (il parait que c’est à la mode) et qui rappelle tellement d’autres livres géniaux que j’ai lu étant petite que je ne peux pas vraiment trouver de points négatifs à ce premier roman de Meloy. Certaines personnes reprochent certaines longueurs à l’histoire mais en même temps, qui ne connait pas un seul moment de longueur au cours de sa vie ? Faut pas se leurrer non plus, c’est naturel, les moments de latence. Et j’ai trouvé que ces moments un peu tranquilles ponctuaient l’action de manière très appropriée et permettaient de souffler tout en apprenant un peu plus sur ce monde si joli que ces deux artistes de Portland nous ont créé.

Pour finir, je suis absolument tombée head-over-heels pour Brendan le roi des bandits, ce grand roux, sa couronne de gaulthérie et sa veste militaire élimée. Tiens, tiens, tiens… Ne serait-ce pas une idée de costume à recréer ? (OUI UNE ENIÈME)

En tout et pour tout, j’ai hâte de retrouver tous les personnages dans le second tome que j’ai heureusement déjà chez moi ! (Oui j’avais déjà craqué un peu, mais il était d’occasion lui aussi hihi)

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